Avant le vêtement, il y a la matière

Avant le vêtement, il y a la matière - Quintessence

Chez Quintessence, un vêtement commence rarement par un dessin :-)

Il commence par une matière.

Une couleur qui accroche l’œil. Un velours que l’on a envie de toucher. Une fleur qui rappelle quelque chose sans que l’on sache vraiment quoi. Une étoffe qui tombe parfaitement lorsque je la pose sur mon bras.

Je fonctionne beaucoup comme cela, à l’instinct.

Je touche, je rapproche, je mélange. Je pose un bleu à côté d’un chocolat, un imprimé fleuri contre un velours côtelé, un satin lumineux avec une matière plus brute. Parfois, l’association paraît improbable et c’est justement là que quelque chose se passe.

Peu à peu, le vêtement apparaît.

Choisir une étoffe que l’on aura encore envie de porter

Je ne cherche pas la nouveauté pour la nouveauté.

Ce qui m’intéresse, c’est de trouver une matière qui provoque une émotion et dont on ne se lassera pas au bout de quelques semaines. Une étoffe qui possède suffisamment de personnalité pour rendre belle une coupe simple, mais qui restera facile à porter dans la vraie vie.

Parce qu’un vêtement doit vivre.

Il doit pouvoir être porté un lundi matin, glissé dans une valise, associé à une paire de baskets ou à de jolies chaussures. Il doit suivre les journées, les mouvements et les changements d’envie.

Le toucher avant tout

Je peux aimer une couleur et pourtant renoncer à une matière si son toucher ne me convainc pas. La main d’un tissu change tout.

Il peut être souple, gonflant, dense, léger, doux ou légèrement sec. Il peut donner de l’ampleur à un vêtement ou au contraire l’accompagner au plus près du corps. Deux tissus d’une même couleur ne raconteront jamais exactement la même chose.

La matière n’est pas une finition que l’on choisit à la fin. Elle est le commencement.

Six façons de sentir la matière

Pour vous permettre de découvrir les vêtements autrement, j’ai réuni les étoffes par sensations. Chacune possède son toucher, son relief, sa lumière et sa façon bien à elle d’accompagner le corps.

Le velours, profond et vivant

Côtelés ou milleraies, fins ou plus généreux, nos velours apportent immédiatement de la profondeur aux couleurs. Ils sont doux, souples et vivants, avec cette façon particulière d’accrocher la lumière au fil du mouvement.

Entrer dans les velours

Composition de doubles gazes de coton

La double gaze, une douceur froissée

Leur relief légèrement froissé fait partie de leur charme. Elles sont souples, légères et tellement agréables à porter. Des matières faciles qui donnent envie de s’habiller sans se sentir contrainte.

Entrer dans les doubles gazes

Composition de satins de coton

Le satin de coton, une lumière discrète

Ils possèdent une douceur presque peau de pêche et une lumière discrète. Ni trop brillants ni trop sages, ils font vibrer les imprimés et donnent beaucoup d’élégance aux coupes les plus simples.

Entrer dans les satins de coton

Composition de sergés de coton

Le sergé, de la souplesse avec de l’aplomb

Une belle tenue, une main souple et ce petit esprit tailleur que j’aime tant. Les sergés structurent le vêtement tout en restant confortables. Ils accompagnent particulièrement bien les volumes de nos pantalons.

Entrer dans les sergés de coton

Composition de jacquards

Le jacquard, un dessin tissé

Ici, le dessin ne se pose pas simplement sur la surface : il naît directement dans le tissage. Les reliefs, les fils et les couleurs créent des étoffes riches, parfois presque comme de petites tapisseries.

Entrer dans les jacquards

Composition de broderies

Les broderies, la lumière entre les fils

Fleurs ajourées, broderies anglaises et doubles gazes brodées laissent entrer la lumière dans le vêtement. Elles apportent de la délicatesse sans jamais devenir trop précieuses.

Entrer dans les broderies

Des couleurs qui dialoguent entre elles

Composer une collection, c’est aussi construire des liens.

Je ne veux pas que chaque pièce vive seule dans son coin. J’aime que les couleurs puissent se répondre et que les vêtements se retrouvent naturellement.

Un bleu nuage peut calmer un imprimé plus présent. Un chocolat apporte de la profondeur à une fleur. Une pointe de framboise réveille un ensemble. Un satin de coton donne de la lumière à un velours plus mat.

Je peux passer beaucoup de temps à déplacer les rouleaux, à refaire des piles et à observer les matières ensemble. Ce sont ces rapprochements qui donnent ensuite naissance aux silhouettes.

Laisser le temps au vêtement de trouver sa place

Une matière peut me plaire immédiatement sans que je sache tout de suite ce qu’elle deviendra. Alors je la garde près de moi.

Elle reste quelques jours ou quelques semaines à l’atelier. Je la regarde différemment selon la lumière. Je la rapproche d’un modèle, puis d’un autre. Elle finit parfois par rencontrer la bonne coupe au moment où je ne m’y attends plus.

Tout ne doit pas être décidé immédiatement.

Le temps permet de vérifier une intuition, d’essayer, de corriger et de recommencer. Il permet aussi à Marie et à l’équipe de l’atelier de confronter mes envies à la réalité de la coupe et du montage.

Un vêtement se construit à plusieurs mains.

Créer des vêtements qui restent

Je n’ai pas envie de vous proposer des pièces qui perdent leur sens après une saison.

J’aime les vêtements qui peuvent rester longtemps dans une armoire et que l’on retrouve avec plaisir. Ceux que l’on porte souvent sans avoir l’impression de toujours s’habiller de la même façon. Ceux qui s’intègrent doucement à notre quotidien jusqu’à devenir presque évidents.

Cela passe par une coupe confortable, une confection soignée et une matière que l’on continue d’aimer après l’avoir touchée cent fois.

Chez Quintessence, nous avançons ainsi.

Une matière après l’autre. Une couleur après l’autre. En prenant le temps de regarder, de toucher et de ressentir.

Parce qu’avant le vêtement, il y a toujours cette première émotion.

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